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Blytch

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Gravity - Noir

Publié le 21 Septembre 2017 par Blytch in Critiques, Musique

Forcément un album de Gravity chez moi ça ne s'attend pas, ça se fait attendre avec impatience ! J'en veux pour preuve ces chroniques de leurs précédentes sorties "Syndrome" et "Eutheria". Alors le temps passé entre le deuxième disque, vers la campagne de financement participatif de ce suivant à propos de laquelle j'ai communiqué à foison, jusqu'à enfin l'arrivée de cette nouvelle galette, il s'en passé du temps où j'espérais qu'il déboulerait au plus vite. Mais désormais il est là, youpi comme on dit dans le club très fermé des métalleuses/eux. Du moins youpi il est là, car reste à écouter ce "Noir".

Gravity - Noir

L'introduction "Ouverture" ne donne pas le ton de la puissance que l'on peut connaitre du groupe, en revanche elle nous plonge littéralement dans une atmosphère trouble, avec son côté à l'ancienne à qui l'on coupe la chique au bout d'une trentaine de secondes. Les féru(e)s de jeux vidéo y retrouveront une saveur Bioshock totalement dans l'esprit. Puis sans faire de mauvais de jeux de mots, surtout que ce n'est pas le genre de la maison, on découvre une ambiance toujours plus sombre, saupoudrée plus que d'un simple soupçon de violence dès le morceau donnant son nom au disque, "Noir".

Toutefois Gravity démontre qu'il est loin de ne délivrer qu'une rage métal banale, toutes ces séquences offrant des plages très variées au sein même des titres le prouvant. On peut d'ailleurs parfois les définir atmosphériques, tant elles nous placent dans des situations diamétralement différentes comme au cours de la troisième piste "Le premier éclat". Elles savent aussi généralement apporter un léger répit, telle la mi-parcours de "Noctifer - L'homme au loup". Cependant ce qui ressortira davantage de ce titre, bien qu'évidemment c'est son entièreté qui le rend excellent, c'est le final en chant clair d’Émilie. Cette dernière ayant su jusqu'ici nous balancer un déferlement de growls tout bonnement titanesque, la voir insuffler ce passage clair et accrocheur fait amplement plus que décupler sa capacité à nous happer dans la galaxie de Gravity.

La chanteuse va encore plus loin durant "Noctifer - Le Porteur De Nuit" et "Noctifer - Démonarque I", grâce à une superposition de ses vocaux, permettant d'en prendre plein les esgourdes, entre sa puissance et sa douceur invoquées et projetées simultanément. Apparemment le quartet trouve que l'on a eu droit à un peu trop de délicatesse, du coup en moins de 2 minutes c'est une explosion rageuse ultra incisive à laquelle on fait face au travers de "Noctifer - Démonarque II". Rapide et efficace, piquant comme jamais. Pour la peine, "Noctifer - Ogres" propose une certaine légèreté lors de ses prémices, avant de retrouver la voie d'une violence non feinte, à laquelle viennent s'incruster des refrains à l'accroche incroyable, musicalement d'une part, mais aussi au niveau des chants entre le clair et les growls. Assurément des moments qui seront repris en chœurs au cours des concerts, notamment la release party.

Davantage de mélancolie est ressentie à l'écoute de "Dunes" et "Hyperlion", le terme du CD approchant, la formation aurait-elle des instants de réflexion la poussant au calme ? Pas tout à fait, car la dernière chanson citée nous provoque durant une séquence moins rageuse et plus portée vers la dureté d'une montagne. On redémarre de manière vivace par "Indigence I", néanmoins celle-ci ira plus tard faire un tour du côté de l'ambiant et apaisera le jeu également. La brève et catchy "Indigence II" devrait à son tour facilement marquer les esprits, afin de la retrouver entonnée par le public. Souvent une ultime piste n'a rien de spécial l'affirmant clairement comme la dernière. Pourtant Gravity réussit à exceller dans ce domaine par le biais de"La Dernière Empreinte", on y ressent des émotions totalement ancrées dans une conclusion grandiloquente et certaine. Puissante, touchante, épique et largement plus encore, elle détient tout ce qui produit la saveur d'un final de toute beauté.

Attendu au tournant tant j'en fantasmais, ce troisième album de Gravity est loin de s'avérer un petit "Noir" bien serré, mais plutôt un gigantesque et voluptueux univers aux multiples parfums capables de nous faire transiter du tout au tout en une fraction de seconde, voire de les mêler. Ah oui, en fait les entités que vous êtes sont déçues car vous venez de vous jeter sur la boutique afin de l'acquérir, sauf qu'il ne sortira que le 6 octobre. Du coup vous avez la rage, bonne nouvelle vous pourrez la déployer en écoutant Gravity.

Blytch (Facebook/Twitter)
 
Gravity album Noir
6/10/17 Apathia Records
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